Sud-Kivu : journée ville morte ce mardi, la société civile divisée

Le bureau de coordination de la société civile a appelé à une journée ville morte ce mardi dans la province du Sud-Kivu. Cette organisation citoyenne initie ce mouvement pour contraindre le gouverneur de province Théo Ngwabidje de démissionner. Un appel qui ne fait pas l’unanimité auprès de toutes les organisations de la société civile en province.

C’est depuis quelques jours que le bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu a pris position en faveur du départ de Théo Ngwabidje de la tête de la province. Entre autre raison évoquée, la crise de confiance entre la population et le Chef de l’exécutif provincial récemment réhabilité dans ses fonctions par la cour constitutionnelle.

Pour cette frange de la société civile, Théo Ngwabidje qui a ensuite été désavoué par sa propre famille politique ne peut plus conduire la province du Sud-Kivu. Elle appelle le concerné à rendre le tablier pour préserver le climat de paix et la cohésion sociale au Sud-Kivu.

En revanche, la Nouvelle dynamique de la société civile NDSCI en province dit ne pas être concernée par cette action citoyenne. Dans une déclaration faite ce lundi à Bukavu, Nicolas LUBALA, président provincial de cette structure, indique que la société civile doit demeurer l’église au milieu du village en privilégiant le dialogue.

« Appeler à une journée ville aussi bien à Bukavu qu’à l’intérieur de la province est une action inopportune qui pourrait mettre de l’huile sur le feu », estime le président de la Nouvelle dynamique de la société civile. Nicolas Lubala demande à la population de vaquer librement à ses activités ce mardi 1er mars sur toute l’étendue de la province du Sud-Kivu.