Mbuji-Mayi : hausse de prix de carburants, les motocyclistes en colère

Ils étaient plusieurs centaines à manifester ce lundi matin sur les grandes artères de la ville de Mbuji-Mayi. En colère contre la hausse de prix de carburants, les motocyclistes ont improvisé une marche pour exiger l’implication des autorités dans cette situation qui les empêche de bien travailler.

Les motocyclistes étaient plus nombreux sur l’avenue Inga. Du rond-point de l’étoile jusqu’à celui de Petrombu, la circulation était de plus en plus perturbée. Il y avait d’une part les barrières de la police pour empêcher les manifestants d’atteindre le gouvernorat de province, et d’autre part, les barricades des moto-taximen pour contraindre tous les usagers de la route à suivre leur mouvement.

Depuis ce matin, le litre d’essence se vend entre 6 500 FC et 7 500 FC à Mbuji-Mayi. Une flambée qui n’en finit pas d’inquiéter les conducteurs de mototaxi.

« Nous achetons le litre d’essence à 7 500 FC. Pour une journée, il faut au moins quatre litres, ce qui donne 30.000 FC. Nous devons verser 15 000 FC par jour. Combien allons-nous mettre aussi en poche ? », s’interroge un motocycliste rencontré sur l’avenue Inga.

Pour nombre de manifestants, c’est l’indifférence des autorités provinciales par rapport à cette situation qui fait très mal. Ils exigent leur implication.

« Pourquoi avons-nous élu les députés ? Ils ne s’intéressent qu’à leurs affaires pendant que le prix d’essence galope jusqu’à atteindre 7 500 FC. Le gouverneur n’est-il pas dans cette province pour regarder cette situation de plus près ? », renchérit un autre moto-taximan.

En organisant leur marche, les conducteurs de mototaxi veulent non seulement obtenir la réduction de prix de carburants mais aussi connaître les causes réelles des flambées à répétition des produits pétroliers au Kasaï Oriental.

Jusqu’en début d’après-midi, les manifestants n’ont pas pu atteindre le gouvernorat de province. Un dispositif policier impressionnant y a été déployé pour parer à toute éventualité. A certains endroits de la ville, les éléments de la police ont dû utiliser les gaz lacrymogènes pour disperser les motocyclistes en colère.