Les réalisations de Kin Bopeto : Ngobila confond ses détracteurs

Lancé en octobre 2020 par le président de la République, le programme Kin-Bopeto, est le projet phare du gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka. Il faisait suite au constat unanime d’insalubrité prévalant à Kinshasa depuis l’arrêt en 2015, de la subvention accordée jadis par l’Union européenne à travers le programme Parau (Programme d’assainissement urbain de Kinshasa). Depuis, la Régie d’assainissement de Kinshasa (Raskin) ne pouvait plus que compter sur une subvention totale des autorités congolaises, à raison de 75% pour le gouvernement central et 25% pour la Ville de Kinshasa.

La croissance démographique a influencé l’augmentation des déchets ménagers dont la ville ne parvenait qu’à en capter 10% avec les moyens à sa disposition sur 9 000 tonnes produits chaque jour. Une situation qui a occasionné des débordements dans de nombreuses stations de transfert.

Pas d’assainissement sans prise de conscience de la population

À son arrivée à la tête de l’éxécutif provincial, Gentiny Ngobila a dressé une feuille de route précise sur sa vision de l’environnement. En appui à Raskin dont le rôle consiste en la lutte anti-vectorielle et antiérosive, les petits curages, les évacuations et les traitements des excrétas humains, la collecte et les évacuations des déchets solides ; le gouverneur a créé la Coordination Kin Bopeto, chargée de la sensibilisation de la population aux gestes écologiques, à l’éco-citoyenneté et à l’éco-responsabilité. Car, on ne peut vaincre l’insalubrité sans prise de conscience des enjeux environnementaux par les bénéficiaires de toutes ces actions qui sont les habitants de Kinshasa.

Le programme se veut ainsi être une inculturation à la base de l’assainissement. Tous les chefs de rue et de quartier sont impliqués. Six mille personnes travaillent jour et nuit dans toutes les communes dans l’assainissement grâce à cette approche.

Projet Kin Toko

Au-delà de la sensibilisation, un autre projet, Kin Toko, permet grâce au modèle de partenariat public-privé, la collecte des déchets et leur valorisation par le recyclage et dans l’embellissement urbain où, ils servent de pavés le long des artères principales de la ville. L’initiative a aussi permis de générer de l’emploi, en rémunérant les personnes qui récupèrent ces déchets dans les rues, les caniveaux et les rivières.

Gentiny Ngobila a également pris l’option de sévir contre les récalcitrants sabotant l’environnement. Il a ainsi créé l’Unité spéciale de protection de l’environnement dont les agents ont reçu une formation et une habilitation en qualité d’officier de police judiciaire à compétences restreintes. Un statut qui leur permet de verbaliser les pollueurs et autres contrevenants et les déférer devant les cours et tribunaux.

Non à l’intoxication

Malgré toutes ces réalisations et la politique volontariste affichée par le gouverneur, de fausses informations sont diffusées sur le financement du programme Kinshasa Bopeto qui ne cadrent pas avec la réalité, prétextant des « décaissements » de centaines de millions de dollars. Il sied de rappeler que conformément à sa mission et en tant qu’autorité budgétaire, l’Assemblée provinciale avait audité les comptes de la ville. Le gouverneur Gentiny Ngobila avait, en plus de cette mission de contrôle parlementaire, lui-même sollicité un audit de sa gestion par l’Inspection générale des finances. Une demande dont les conclusions ont-elles aussi été détournées par les détracteurs de la ville, qui ont répandu la rumeur selon laquelle, la cellule financière du gouvernorat avait été scellée.

Le ralentissement économique observé en 2020 suite à la Covid-19 et l’irrégularité des rétrocessions dues à la ville par le gouvernement central, ont sérieusement handicapé le fonctionnement du programme Kin Bopeto. C’est dans ce sens qu’un plaidoyer auprès des autorités nationales a tout de même permis d’obtenir une enveloppe mensuelle de 2 millions de dollars de la part du gouvernement central pour soutenir l’embellissement.

Solfège Kabangu Tshiabu